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Les porteurs d'axe

Axe 1 : les individus face aux changements climatique

Paul Cary

Paul Cary

Professeur de sociologie à l’Université de Lille et membre du Centre de recherches “Individus, épreuves, sociétés”. Ses recherches explorent les modes de réception très variés des enjeux environnementaux, qui vont du déni à la mobilisation. Par exemple, il analyse la manière dont la métropole brésilienne de Recife fait face au manque d’eau. Il s’intéresse également à l’émergence de la notion d’”effondrement” dans les mobilisations sociales. Ses travaux portent aussi sur la justification et la perception de la conservation de la nature dans un territoire fragile du semi-aride brésilien. D’une manière générale, il s'interroge sur la manière dont la sociologie peine à intégrer pleinement les contraintes écologiques dans l’analyse des rapports sociaux (Pour une sociologie enfin écologique, Erès, 2022). Il est co-directeur de l’Institut des transitions environnementales et sociales de l’Université de Lille. Il a notamment coordonné en 2022, avec Nadia Garnoussi et Yann Le Lann Questionner, l’effondrement. Reconfigurations théoriques et nouvelles pratiques, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du septentrion (https://www.septentrion.com/fr/book/?GCOI=27574100511700) et publié (avec Jacques Rodriguez) Pour une sociologie enfin écologique, Toulouse, Eres (https://www.editions-eres.com/ouvrage/4957/pour-une-sociologie-enfin-ec…).

Jean Daniel Collomb

Jean Daniel Collomb

Professeur de civilisation des États-Unis à l’Université Grenoble Alpes. Ses recherches portent sur le traitement politique du changement climatique et des questions énergétiques aux États-Unis. Il s’intéresse aux effets de la polarisation idéologico-politique sur les politiques énergétiques ainsi qu’à la manière dont les élus républicains et les militants conservateurs abordent la question climatique. Il est l’auteur de John Muir, parcs nationaux et écologie (2013) et de Une histoire de la radicalité environnementale aux États-Unis (2018). Il a également consacré de nombreux articles aux positions de la droite américaine au sujet du climat et des politiques énergétiques. « Do they really mean it? What the Conservative Climate Caucus is For and Against » , Energy Research and Social Science, vol. 118, 103835, 2024. (https://doi.org/10.1016/j.erss.2024.103835). « Le populisme énergétique droitier aux
États-Unis : quelles perspectives pour l’action climatique dans la démocratie états-unienne ? Nouvelles perspectives en sciences sociales » , vol. 19, n° 1, 2023.

Axe 2 : Les territoires vulnérables face aux CCC : résistance, processus d’adaptation et résilience


Sandrine Caroly

Elle est professeure en ergonomie au laboratoire Pacte de l'Université Grenoble Alpes (UGA) et enseignante en école d'ingénieur de Grenoble, Instituts nationaux polytechniques (INP) - UGA dans les filières Gestion des risques et Génie industriel. Ses recherches portent sur la gestion collective de risques divers (professionnels, industriels et environnementaux) dans une approche globale. Elle a porté plusieurs programmes de l’Agence nationale de la recherche (ANR), européens et internationaux pluridisciplinaires sur les liens entre les évolutions du travail et de la santé dans des contextes de changement. Elle travaille notamment sur la prévention des troubles musculo-squelettiques, les démarches participatives pour la gestion de crise et de la souffrance au travail, les méthodologies d'intervention favorisant le dialogue entre des acteurs hétérogènes (autorités, experts, professionnels, citoyens) à partir de retour d'expérience, d'espaces de débats, de simulation sur l'organisation du travail futur et de la coopération.

Laetitia Guilhot

Laëtitia Guilhot

Maître de conférences, elle dispose de l’Habilitation à diriger des recherches (HDR) en sciences économiques, à l’Université Grenoble Alpes (UGA). Elle est rattachée au Centre de recherche en économie de Grenoble (CREG). Spécialiste de la Chine, ses travaux portent sur les politiques économiques mises en œuvre par les autorités centrales chinoises et plus récemment sur les politiques industrielles, d'innovation et énergétiques. Dans ce contexte, elle a coordonné le projet de l’Agence national de recherche (ANR), Jeunes Chercheurs Transition énergétique en Chine : nouvelles orientations politiques et économiques (TEChNOPE), qui, à travers une approche multidisciplinaire, visaient à caractériser la transition énergétique de la Chine à trois niveaux : national, provincial et urbain. Elle coordonne actuellement un volet du programme PowerAlps Cross-Disciplinary Programs (CDP) – un projet financé par l’initiative d'excellence (IDEX) de l’Université Grenoble Alpes (UGA) – qui analyse les politiques industrielles et d'innovation en Europe et en Chine dans le domaine de l'électronique de puissance, technologie clé de la décarbonation de nos économies.

Berthaud P., Fontana Y., Guilhot L.« The changing positions of China and India in the climate negotiations: labour surplus absorption capacity as a key factor» , Asian Devlopment Review, (2024) ; Guilhot L. (2022)« An analysis of China’s energy policy from 1981 to 2020 : transitioning towards to a diversified and low-carbon energy system» , Energy Policy, vol 162, Mars, 112806

Freddy Vinet

Freddy Vinet

Professeur de géographie à l’Université Paul-Valéry de Montpellier (UPVM), il est également directeur adjoint de la Faculté des sciences humaines et de l’environnement. Il travaille sur l’évaluation et la gestion des risques climatiques. Il a participé à de nombreuses missions de retour d’expérience sur les crues torrentielles du sud de la France (Aude, 1999 ; Gard, 2002 ; Côte d'Azur, 2015) et sur la reconstruction post catastrophe après les crues torrentielles en Méditerranée ou après la submersion marine Xynthia (2010). Il a publié entre autres Floods 1 : risk knowledge et Floods 2 : risk management aux éditions ISTE/elsevier en 2018. Il est cofondateur du Master Gestion des Catastrophes et des Risques Naturels (GCRN) de l’UPVM. Ses recherches actuelles portent sur l’épidémiologie des désastres et la prévention des catastrophes. Il a été membre de la mission ministérielle sur la « transparence, l’information et la participation de tous à la gestion des risques majeurs, technologiques ou naturels” en 2021, membre du conseil d'orientation pour la prévention des risques majeurs (COPRNM) depuis 2019 et membre de la commission nationale consultative des catastrophes naturelles.

Axe 3 : Les conséquences du changement climatique, un défi au contrat social

Isabelle Delpla

Professeure de philosophie à l’Université Jean Moulin (UJM) - Lyon 3, elle est membre de l’Institut de recherches philosophiques de Lyon (IrPhiL), chargée de mission pour les Appels à manifestation d'intérêt (AMI) Sciences humaines et sociales (SHS) à la Vice-Présidence Recherche. Entre philosophie et sciences sociales de terrain, ses travaux portent sur la justice (pénale) internationale, sa réception par les victimes, témoins ou condamnés (La justice des gens, Enquêtes dans la Bosnie des nouvelles après-guerre, Rennes, Presses universitaires de Rennes (PUR), 2024. Plus positivement, elle a proposé un nouveau modèle de contrat social, indissociablement étatique et cosmopolitique, intégrant le risque de perte du territoire sous l’effet du changement climatique (Du pays vide. Dépasser le solipsisme politique, Paris, Vrin, 2023). Elle interroge la difficulté à formuler des normes morales et existentielles d’expression de l’intolérable face au réchauffement climatique ainsi qu’à traduire des principes de justice climatique à des échelles locales (« Vivre au pays vide ? » Critique, Janvier-Février 2019, vol. 75, no. 860-861, Vivre dans un monde abîmé, p. 123-135).

Anne-Cécile Douillet

Elle est professeure de sciences politiques à l’Université de Lille et actuellement directrice de l’Unité mixte de recherche (UMR) au Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Ses travaux s’intéressent  en particulier au gouvernement local en France, les élus locaux et les politiques territoriales. Ses recherches actuelles portent sur les politiques de mobilité urbaine   et plus précisément sur celles liées à l’usage de l’automobile. Elles interviennent dans le cadre du projet de l’Agence nationale de la recherche (ANR), Usages et contestation des politiques énergétiques (UNERGY), qui  s’interroge plus largement sur les usages et contestations de l’action publique en temps de crise énergétique.

Axe 4 : Partage des connaissances et prise de décision

Amélie Favreau

Amélie Favreau

Elle est professeure des universités en droit du numérique et en droit de la propriété intellectuelle au Centre de recherche juridique (CRJ) et à l'Institut universitaire technologique (IUT) 2 de l'Université Grenoble Alpes. Ses recherches portent sur l'intersection de la propriété intellectuelle et du numérique et  la régulation des technologies émergentes (Intelligence Artificiel, Blockchain et Quantum) autour des grands enjeux sociétaux (culture, environnement, santé, démocratie). Sur ces thématiques, elle contribue à des conférences nationales et internationales, publie des ouvrages et des articles et pilote/participe à différents programmes de recherche (TIQuA sur les technologies quantiques, ANR-15-IDEX-02, sur l’intelligence artificielle hybride du Centre national de la recherche scientifique @Create, DesCartes à Singapour) . Elle est Directrice de la Fédération de recherche « Innovation, connaissances, sociétés » ou INNOVACS (FR3391) qui soutient à l'UGA, la recherche interdisciplinaire et participative sur l'innovation à travers les enjeux humains et sociétaux. INNOVACS a développé une méthode basée sur les sciences participatives, le dialogue sciences et société et les narrations projectives. Dans le cadre du programme FORESEE, cette méthodologie est mobilisée pour les transformations sociétales liées au changement climatique. Ces évolutions exigent des choix collectifs sur des questions complexes soutenues par une approche systémique à travers un dialogue entre la science et la société.

Emmanuelle George

Emmanuelle George

Elle est économiste territoriale à Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) - Laboratoire ecosystèmes et sociétés en montagne (LESSEM). Ses recherches portent sur les territoires touristiques en montagne, en particulier ceux structurés par l’économie des sports d’hiver. Elle s’attacht à qualifier les vulnérabilités de ces stations dans le contexte du changement global ainsi que .  les processus de transition mis en œuvre. Elle coordonne plusieurs projets autour de cette thématique de la transition territoriale, dont le projet Interreg Espace Alpin TranStat, mobilisant un réseau de stations dans 5 pays alpins. Lucas Berard-Chenu, Hugues François, Emmanuelle George. Responses to climate change in Alpine ski destinations. A.Mandi?; A. Spenceley; D. A. Fennell. Handbook on Managing Nature-Based Tourism Destinations Amid Climate Change, Edward Elgar Publishing, 2024, pp.121-135 Geography, Planning and Tourism, 9781035311248. 10.4337/9781035311255.00014. hal-04662062. Rouch L., George E. Tourism diversification paths in ski mid-mountain territories: any transformations? 2023, Current Issues in Tourism, DOI: 10.1080/13683500.2023.2276788

Axe 5 : Données et science ouverte

Magali Dreyfus

Directrice de recherche en droit au Centre national de recherche scientifique (CNRS), elle est basée au Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS - UMR 8026) à l’université de Lille. Ses travaux portent sur l’action des collectivités territoriales face au changement climatique. Elle a coordonné, pour l’Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice (IERDJ) entre 2022 et 2025, un projet sur les « énergies renouvelables en procès ». Elle est actuellement responsable d’un IRP (International Research Project) financé par le CNRS Sciences humaines et sociales (SHS) depuis 2024 jusqu’à 2028, sur le contentieux stratégique en matière climatique et énergétique en Allemagne, France et au Japon (https://etlitigation.hypotheses.org/). Ses recherches portent également sur les mutations du droit de l’environnement et le virage doctrinal opéré en faveur d’un droit (plus) écologique.

André Suchet

Maître de conférences à l'université de Bordeaux, il appartient au Laboratoire, cultures, éducation, sociétés (LACES - UR 7437) et participe notamment aux activités de la Maison des Sciences de l'Homme de Bordeaux. Docteur en géographie, spécialisé en géographie historique, politique et sociale, il mène des recherches sur les organisations sportives, les dynamiques du tourisme et le développement des territoires en Europe du Sud. Il s’intéresse notamment à l’évolution des politiques publiques et des aménagements des pratiques en stations de montagne dans le contexte du changement climatique.

Publié le 24 octobre 2025

Mis à jour le 12 novembre 2025