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Enjeux climatiques et inégalités de santé dans les villes nouvelles égyptiennes. Le cas du Caire

En Égypte, pays largement désertique, le dérèglement climatique accentue les pressions sur les ressources hydriques. La montée des eaux marines dans le delta du Nil, la hausse des températures et la diminution du débit du fleuve — aggravée par le Grand barrage de la Renaissance éthiopien — provoquent une situation de stress hydrique grave. Le Grand Caire, vaste région urbaine de 30 millions d’habitants, subit particulièrement ces effets : l’approvisionnement en eau devient inégal, les quartiers informels étant bien plus touchés que les nouveaux ensembles résidentiels aisés.

La hausse des températures amplifie les vulnérabilités sociales, environnementales et sanitaires, dans une ville déjà parmi les plus polluées du monde. Depuis les années 1970, la politique de création de villes nouvelles dans le désert a entraîné un fort étalement urbain, tandis que les services publics, notamment de santé, se dégradent au profit du privé. Ces villes nouvelles, comme la Nouvelle Capitale Administrative et sa future Cité médicale, sont présentées comme des espaces plus sains et mieux équipés.

Le projet d’étude vise à analyser les inégalités d’exposition aux risques environnementaux et d’accès aux soins, ainsi qu’à évaluer si ces nouvelles villes réduisent ou accentuent les inégalités socio-sanitaires.

Porteurs et porteuses du projet Karine Bennafla
Personnes impliquées Hala Bayoumi, Virginie Chasles, Olivier Pliez
Laboratoire(s) EVS

Publié le 13 avril 2026

Mis à jour le 16 avril 2026