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Il existe des normes internationales et nationales de l’insupportable et de l’intolérable, y compris dans les violences extrêmes. Qualifier des atrocités de “génocide” exprime, de nos jours, une condamnation moral, juridique et politique dans un langage universellement compris et mobilisable. De telle normes font défaut dans le domaine du changement climatique, alors même que des données internationales robustes attestent une corrélation entre augmentation des températures et augmentation des troubles mentaux, dont les taux de suicide. Ce phénomène est encore mal connu et mal expliqué, mais il pose la question du manque d’un vocabulaire ou d’un point de référence pour dire un intolérable individuel ou collectif. On s’attachera notamment au continuum des conséquences du changement climatiques, les canicules entraînant sècheresses et incendies.
Dans une attention aux déterminants sociaux de la santé mentale, l’analyse combinera philosophie, psychiatrie et sciences sociales de terrain.
On vise à analyser le langage ordinaire des évaluations du changement climatique et les expressions de l’insupportable et de l’intolérable, sans préjuger de leur catégorisation affective ou médicale (troubles mentaux, voire suicide), politique (choix électoraux), sociale (mobilisations ou repli), existentielles ou de choix de vie (déménagement).
Dans la mesure du possible, l’attention sera portée sur la suicidabilité plus élevée chez les agriculteurs et agricultrices au regard de l’ensemble de la population, l’impact des changements climatiques sur ce risque étant aujourd’hui largement méconnu.
| Porteurs et porteuses du projet | Isabelle Delpla, Edouard Leaune |
| Personnes impliquées | Pierre-Yves Modicom, Magali Dreyfus |
| Laboratoire(s) | CEL ; CERAPS ; EVS ; IRPHIL |
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