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L’économie du ski fait l’objet d’alertes récurrentes, tant médiatiques qu’institutionnelles. En 2024, la Cour des comptes a pointé la fragilité financière croissante des stations et l’insuffisance des efforts de diversification. Pour les territoires-hôtes, cette dépendance au ski rend la transition risquée, voire douloureuse. Le projet SLOPING OUT étudie, à travers trois cas, les formes concrètes de désinvestissement de l’économie du ski.
Il s'intéresse aux adaptations locales, aux recompositions d’imaginaires et à l’émergence d’activités alternatives. Le néologisme « sloping out » — glisser hors de piste — désigne ces tentatives de sortie, souvent contrariées. Le projet s’appuie sur trois postulats : (1) les systèmes territoriaux résistent aux injonctions à sortir du ski malgré des signaux économiques négatifs ; (2) réinvestir dans le ski renforce une trajectoire de vulnérabilité (path insistence) ; (3) la diversification reste pensée comme complémentaire, non comme bifurcation.
En replaçant les dynamiques territoriales dans leurs interdépendances sociotechniques, socioécologiques et culturelles, SLOPING OUT défend une idée à rebours : le désinvestissement n’est pas une menace, mais une opportunité de renouveau pour des économies touristiques fragilisées. Le projet s’inscrit ainsi dans une démarche interdisciplinaire visant à éclairer les conditions de transitions territoriales soutenables.
| Porteurs et porteuses du projet | Jean-François Ruault |
| Personnes impliquées | Aida Arik, Lucas Berard-Chenu, Hugues François, Emmanuelle George, Bruno Turnheim |
| Laboratoire(s) | LESSEM |
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